Les cotes dans les paris sportifs: est-ce que les bookmakers nous entubent ?

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C’est l’argument commercial fatal de tout bookmaker dans ses publicités. Les cotes !

Impossible de passer à côté pourtant, en tant que parieur, la cote c’est d’une banalité affligeante, ça fait partie de ton quotidien, mais est-ce que tu t’es déjà posé les questions suivantes: une cote c’est quoi en réalité ? Comment les bookmakers déterminent les cotes ? Comment c’est calculé ? Et surtout faut-il sortir le tube de vaseline ?

Je vais répondre à ces questions dans cet article.

En réalité, pour bien comprendre les paris sportifs, tu dois bien comprendre les cotes.

Elles font partie intégrante de tout pari sportif et sont utilisées pour déterminer si un pari vaut la peine ou pas d’être joué.

Je vais t’expliquer ce qu’elles sont réellement, le rôle qu’elles jouent et pourquoi elles varient d’un bookmaker à l’autre.

Qu’est-ce qu’une cote ?

Dans les paris sportifs, les cotes ont deux utilités.

Premièrement, elles sont utilisées pour calculer tes gains lorsque tu gagnes tes paris.

Chaque fois que tu places un pari sur ton bookmaker, des cotes te sont proposées, elles varient au cours du match, ce qui a un impact sur le montant que tu peux gagner.

Bon, ce n’est pas une surprise pour toi: plus la cote est élevée, plus le gain est élevé.

Deuxièmement, les cotes reflètent la probabilité qu’un résultat se produise.

Plus la probabilité qu’un résultat se produit est grande, plus la cote sera petite.

C’est parfaitement logique, le contraire sonnerait le glas chez les bookmakers.

Comment les cotes sont-elles calculées ?

Le calcul de la cote brute est très simple: il s’agit de l’inverse de la probabilité qu’un résultat se produise.

Je te donne un exemple (J’adore les maths, je conçois que cette explication peut te paraitre chiante comme la pluie mais tu veux gagner aux paris sportifs, non ? Donc c’est important que tu saches calculer une cote !) :

Un résultat qui a 65% de chances de se produire aura pour cote brute (1/65)x100 = 1,53.

A l’inverse, on peut également calculer la probabilité estimée qu’un résultat se produise, grâce à la cote donnée par le bookmaker:

Par exemple, un résultat avec une cote de 1,20 a (1/1,20)*100 = 83,3 % de chances de se produire.

Bon ça c’est pour la théorie, mais en pratique, est-ce la réalité sur les bookmakers agréés par l’ARJEL ?

Bah non tu devines bien !

Nous allons aborder dans le prochain chapitre la manière dont les bookmakers agréés par l’ARJEL fixent les cotes.

Comment les bookmaker agréés par l’ARJEL fixent les cotes ?

Alors avant de répondre à cette question, je vais te rappeler brièvement ce qu’est l’ARJEL et en quoi elle intervient dans le calcul des cotes.

L’ARJEL est l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne. Elle a été créée en 2010 afin de réguler les paris sportifs, les jeux d’argent et de hasard.

Son rôle est de:

  • Protéger les parieurs contre les dangers de l’addiction
  • Lutter contre la fraude et le blanchiment d’argent
  • Lutter contre les sites illégaux
  • Garantir la sécurité et la fiabilité des sites de jeux en ligne

Concrètement, l’ARJEL a pour mission principale de délivrer une licence aux opérateurs agréés.

Elle enquête et sanctionne les opérateurs qui ne respectent pas le cahier des charges imposés par l’organisme.

Elle a donc accès à toutes les informations techniques et financières des opérateurs de jeux en ligne.

Bien que l’ARJEL protège les consommateurs, l’organisme n’as pas toujours bonne réputation parmi les joueurs, qui l’accusent souvent de tuer le marché français, face à une concurrence étrangère composée bien souvent de sites illégaux d’arnaques.

D’ailleurs les cotes proposées par l’ARJEL sont souvent nettement inférieures aux cotes de bookmakers étrangers comme Pinnacle ou Betfair.

Alors, est-ce réellement le cas ? La réponse est oui !
Pourquoi ? Je t’en parle dans le chapitre suivant.

Comment est-ce que les bookmakers fixent les cotes ?

Revenons sur la nature même d’une cote. On l’a vu plus haut, une cote reflète la probabilité qu’a un résultat de se produire.

Par exemple, un résultat dont la cote brute est fixée à 1,50 aura 66% de chances de se produire.

Si cette réalité est exacte sur des bookmakers étrangers comme Betfair ou Pinnacle, en France, il y a une petite subtilité dont tu dois tenir compte: le Taux de Retour aux Joueurs.

Nul besoin d’être sorti de St Cyr pour comprendre qu’un bookmaker agréé par l’ARJEL doit générer des bénéfices, comme toute entreprise en France.

De plus, bien que tes gains ne soient pas imposables, chaque pari que tu places est taxé par l’état à ton bookmaker à hauteur de 7,5%. En revanche cette taxe, tu ne la payes pas directement, elle est imputée sur tes gains, tout simplement en réduisant les cotes.

Maintenant, comme tu peux naturellement le deviner, l’argent misé par les parieurs sert avant tout à payer les parieurs gagnants.

Pour que le bookmaker se rémunère, il existe deux cas de figures:

Le premier, le bookmaker prélève une commission sur les gains des gagnants. Par exemple sur Betfair, une commission de 3% est prélevé sur chaque bénéfice que tu réalises.

Le deuxième cas de figure, le bookmaker choisit de reverser un pourcentage des mises posées par l’ensemble des parieurs aux parieurs gagnants.

Et c’est dans ce cas précis qu’il y a ce qu’on appelle le biais des cotes.

En réalité, les bookmakers français revoient les cotes à la baisse afin de s’assurer un profit, quelque soient les résultats.

Par exemple, une cote brute de 1,50 sera abaissée à 1,40 voire 1,35.

Concrètement, si tu mises 10 euros sur une cote à 1,40 sur Winamax, en réalité la cote brute est à 1,50, mais au lieu de te payer 15 euros de gains, le bookmaker ne te payera que 14 euros.

C’est ce principe qui m’amène à présent à te parler du Taux de Retour aux Joueurs.

Qu’est-ce que le Taux de Retour aux Joueurs (TRJ) ?

Après ce que tu viens d’apprendre au sujet du biais des cotes par les bookmakers, est-ce que tu la sens venir la douille ?

Ben oui, à la fin des années 2000, avec l’essor des jeux en ligne sur Internet, il y a eu beaucoup d’abus de la part des premiers bookmakers et certains se sont bien régalés sur le dos des joueurs.

En 2010, l’ARJEL a réagi en imposant aux organismes agréés ce fameux Taux de Retour aux Joueurs.

Le calcul est effectué en prenant en compte tous les paris engagés sur un semestre (bonus de bienvenue et cadeau de fidélité reversés aux parieurs compris).

En France, le Taux de Retour aux Joueurs minimum est fixé à 85%. Ce qui signifie que le bookmaker se rémunère avec les 15% du montant total des mises engagées par les parieurs.

Maintenant que je t’ai parlé du Taux de Retour aux Joueurs, il est temps de te montrer comment tu peux toi-même le calculer pour chaque pari !

La formule est très simple, le Taux de Retour aux Joueurs se calcule ainsi (Eh oui encore des maths !) :

Cas d’un pari à deux issues possibles (exemple: Over/under, deux équipes marquent etc..)

Cas d’un pari à 3 issues possibles comme au football

Voici un exemple concret pour calculer le Taux de Retour aux joueurs d’un match de football.

On va prendre pour exemple ce pari que j’ai pris au hasard sur Winamax.

Il s’agit d’un match AIK Stockholm – Kalmar

La cote d’AIK Stockholm est de 1,66 ; Le match nul à 3,10 ; et Kalmar à 4,20.

Le TRJ est donc égal à 1/((1/1,66)+(1/3,10)+(1/4,20)) soit 85,98%.

Ce qui signifie que 85,98% du total des mises engagées seront redistribuées aux joueurs. Les 14,02% restants seront encaissés par le bookmaker en tant que marge.

Deuxième cas: un match de tennis en live.

Dans ce nouvel exemple, je te propose le match entre Yulia Putintseva et Anhelina Kalinina.

Le TRJ sur ce match est égal à 1/((1/1,68)+(1,82)) soit 87%.

Tu as compris le principe ?

Mais pourquoi je te fais calculer tout ça ?

Tout simplement pour que tu puisses déduire de la cote proposée par le bookmaker, la probabilité réelle que le résultat sur lequel tu paries se produise.

Reprenons notre exemple sur le match de tennis.

La cote pour Yulia Putintseva est de 1,68. En temps normal, sans tenir compte du taux de retour aux joueurs, la probabilité pour que Yulia gagne ce match est de (1/1,68)*100= 59,52% de chances.

Or le site se fait une marge de 13% sur ce match. En réalité, la probabilité réelle de cet évènement est donc de 59,52%*87%, soit 51,78% de chances que Yulia gagne ce match.

Ce qui signifie que la cote réelle pour Yulia est de 1,93. Sur 100 euros misés, en cas de victoire de Yulia, ça te fait un manque à gagner de 25 euros.

Si tu n’as pas envie de t’embêter à sortir ta calculatrice, je te propose de télécharger un outil que j’ai créé, qui te permettra de calculer simplement le taux de retour aux joueurs, ainsi que les cotes réelles de chaque pari que tu fais sur les bookmakers Arjel.

>> Clique ici pour le télécharger.

Grâce à cet outil tu vas pouvoir, en renseignant les cotes du match qui t’intéresse, voir d’un seul coup d’œil la marge que se fait le bookmaker.

Plus le TRJ est élevé, et plus c’est intéressant de parier.

Parfois, sur certains matchs, le TRJ sur Winamax dépasse les 95%, c’est sur ce type de pari que je te recommande de miser.

A présent, tu sais comment calculer les marges que se font les bookmakers. Je te propose maintenant d’aller voir comment les bookmakers prennent les informations qui leur permettent de calculer les probabilités, pour proposer leurs cotes aux joueurs.

Comment les bookmakers décident des cotes ?

Chaque année, ce sont des milliards d’euros qui sont mis en jeu dans les paris sportifs.

Comme je le dis toujours, le sport se montre souvent imprévisible et les bookmakers ne se fient pas au hasard pour définir leurs cotes. Bien au contraire, ils ont pour objectif de réduire au maximum le risque de perdre de l’argent.

Pour définir les cotes, les bookmakers utilisent 3 outils principaux :

  1. Se tenir à jour de l’actualité sportive
    Des remplacements, un mercato récent, une série de défaites consécutives, le début d’une saison et même la météo. Beaucoup de facteurs sont à déterminer afin de trouver les cotes les plus justes. Tous les bookmakers sont aux aguets et surveillent l’actualité sportive de près pour réajuster leurs cotes en temps réel avant que les matchs ne commencent.

    C’est pour cela qu’on constate parfois des variations significatives de cotes dans la même journée pour un même match à venir.
  2. Consulter l’historique des équipes
    Chaque bookmaker s’est constitué une base de données qui leur permet de créer un algorithme servant à prédire les différentes issues d’un match. Que ce soit le nombre de buts marqués, les confrontations passées, les avantages à domicile, la moindre donnée est recueillie et utilisée à des fins statistiques.
    Le sport est souvent imprévisible certes, mais on peut tout de même constater une certaine homogénéité quand on remarque par exemple que chaque jour, tous matchs confondus, il y a environ 33% de matchs nuls, expliquant que les cotes des matchs nuls tournent toujours autour de 3.

    Si si, tu peux vérifier, je te le montrerai certainement dans un prochain article.
    Et ça c’est top pour faire des prévisions.
  3. Observer la concurrence
    Les bookmakers s’alignent également sur leurs concurrents. D’ailleurs, chaque opérateur de paris sportifs utilisent ce qu’on appelle le “Live Odds Service” de BetRadar, afin d’automatiser la correction des cotes en temps réel, que ce soit avant ou pendant les matchs.

Comme tu peux le voir, les bookmakers, dans leur stratégies, s’appuient à la fois sur l’actualité mais également sur des statistiques basées sur les matchs passés.

Maintenant, la question qui doit te brûler les lèvres, c’est: “Quelles cotes choisir ?”

Quelles cotes choisir dans les paris sportifs ?

Cela dépend de plusieurs facteurs:

  • Ton taux de réussite
  • Les paris sur lesquels tu te sens le plus à l’aise
  • Le retour sur investissement que tu souhaites réaliser

Voici ci-dessous un tableau qui te montre quel taux de réussite tu dois atteindre pour être rentable, en fonction de la moyenne des cotes pariées.

Si tu veux en savoir plus, j’ai réalisé une vidéo sur le sujet, je t’invite à la regarder ci-dessous.
(Clique sur l’image pour regarder la vidéo)

En conclusion

Alors ? Est-ce que les bookmakers nous entubent ?

Pas vraiment en fait. On l’a vu, les opérateurs de jeux en ligne ont des obligations vis à vis de l’ARJEL, mais également vis à vis de l’état qui taxent les bookmakers. La part de 15% maximum autorisée par l’ARJEL leur sert à payer ces taxes de l’état, mais également à générer un bénéfice.

L’avantage pour le parieur, c’est que ses gains (et par conséquent ses bénéfices) sont nets d’impôts.

Maintenant, est-ce intéressant de parier sur des bookmakers français ?

Clairement non ! Le fait que les bookmakers baissent les cotes constituent un manque à gagner pour le parieur sur le long terme.

Pire, pour être rentable et rattraper ses pertes, il devra soit augmenter son pourcentage de réussite, soit miser sur des cotes plus importantes et donc prendre plus de risques.

Pour ma part, je continue toujours à parier sur Winamax, mais uniquement pour le fun.

Si tu veux aller plus loin dans les paris sportifs et te faire un complément de revenus, je te conseille de t’inscrire sur Pinnacle ou Betfair.

Je te montre d’ailleurs dans un article toutes les étapes pour t’inscrire sur ces bookmakers.

>> Clique ici pour suivre le tutoriel

J’espère que cet article t’aura plus, si c’est le cas, n’hésite pas à le partager sur les réseaux sociaux et me laisser un commentaire pour me poser toutes les questions que tu veux.

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